Ma mission de sexologue:

  • Promouvoir le bien-être, la santé sexuelle et le respect des droits humains;
  • Soutenir les diverses communautés sexuelles;
  • Traiter les dépendances sexuelles;
  • Aider les individus et les couples à gérer des intérêts sexuels atypiques;
  • Prévenir les récidives de violence ou de délinquance sexuelle;
  • Soutenir les victimes masculines et féminines d’abus et d’agression sexuelle.

La sexothérapie peut vous aider avec :

  • Difficultés sexuelles (Troubles de désir, érection, douleurs ou d’orgasme)
  • Problèmes de couple
  • Dépendance sexuelle (À la pornographie, à l’industrie du sexe, etc.)
  • Agression sexuelle (Victimes)
  • Violence conjugale
  • Intérêts sexuels problématiques
  • Orientation sexuelle
  • Transsexualité et travestisme
  • VIH/sida et autres infections transmissibles sexuellement
  • Discrimination reliée à la sexualité (travailleuses du sexe, échangistes, etc.)
  • Services

    Cette section comprend de l’information sur nos services, nos tarifs et sur nos approches thérapeutiques.

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  • Dépendances sexuelles

    Dépendance sexuelle, addiction sexuelle, hypersexualité ou sexualité compulsive sont différents termes utilisés pour parler du même trouble. Pour nous la dépendance sexuelle se réfère à l’incapacité de cesser ou diminuer un comportement malgré les conséquences négatives et le désir de changer le comportement.

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  • Vive la différence!

    Pour nous, la diversité sexuelle et les variations dans les pratiques sexuelles font partie de la vie. Faites-vous parti d’un groupe discriminé?

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Dernières nouvelles

13 mars 2014

Consultation publique sur les infractions liées à la prostitution au Canada

Questions de consultation

1. À votre avis, l’achat de services sexuels auprès d’un adulte devrait-il constituer une infraction criminelle? Devrait-il y avoir des exceptions? Veuillez préciser.

Commentaires: Non. L’achat de services sexuels n’est pas un mal en soi. Il ne cause aucun tort réel; ni à la société, ni aux travailleuses du sexe. C’est pourquoi nous nous opposons à la criminalisation de l’achat des services sexuels.

Il est primordial de savoir distinguer la population des clients de services sexuels de la population des délinquants sexuels. Sans cette distinction essentielle, nos ressources policières seront dilapidées à arrêter des innocents au lieu de s’attaquer aux auteurs de violences réelles. Plusieurs de nos patients en sexothérapie nous confient utiliser régulièrement des services sexuels. Pour certains, cela s’inscrit dans une démarche de santé globale tandis que, pour d’autres, cela fait partie d’une problématique médicale du comportement sexuel. Dans un cas comme dans l’autre, ils ne méritent pas d’être stigmatisés et criminalisés pour leur sexualité. Lorsque cela s’avère indiqué, l’utilisation de services sexuels et de matériel pornographique, peuvent faire partie des recommandations thérapeutiques dans un cheminement en sexothérapie.

L’utilisation de services sexuels peut s’avérer dans certains cas indiquée dans un processus de traitement des difficultés sexuelles. C’est une option de traitement. Les données tendent à démontrer que la criminalisation des clients porte préjudice aux travailleuses et aux travailleurs du sexe. Les stratégies policières pour procéder aux enquêtes et aux arrestations sont une préoccupation par leur potentiel explosif de porter atteinte, sans motif suffisant, aux droits fondamentaux des clients non violents et à l’ensemble des personnes œuvrant dans l’industrie du sexe. Selon nous, le gouvernement devrait consulter davantage les travailleuses du sexe car, au bout du compte, elles seront les principales à subir les conséquences néfastes d’une prise de décision hâtive.

Comme sexologue, nous soutenons le droit des canadiens à vendre ou acheter des services sexuels.

2. À votre avis, la vente de services sexuels par un adulte devrait-elle constituer une infraction criminelle? Devrait-il y avoir des exceptions?  Veuillez préciser.

Commentaires: Non. Les travailleuses et travailleurs du sexe d’âge adulte ne devraient pas être criminalisés pour la vente de services sexuels.

Nous saluons la décision de la Cour Suprême du Canada dans Bedford vs Canada (2013) qui réoriente le débat sur la prostitution vers une discussion sur les mesures favorisant la santé et la sécurité au travail des travailleuses et travailleurs du sexe. Les droits fondamentaux à la vie et à la sécurité des travailleuses du sexe ont trop longtemps été bafoués au Canada. Les articles ayant été déclarés inconstitutionnels dans Bedford vs Canada ont mené de façon indirecte, mais suffisamment probante, à un nombre inacceptable de meurtres et de disparitions de femmes.

Nous demandons donc à notre gouvernement de considérer l’expertise des travailleuses du sexe sur l’industrie du sexe, sur leurs stratégies de prévention de la violence, sur les législations et sur les pratiques policières entourant la prostitution. C’est une question de vie ou de mort.

Comme sexologue, nous soutenons le droit des canadiens à vendre ou acheter des services sexuels.

3. Si vous appuyez la vente ou l’achat de services sexuels, quelles restrictions prévoyant où et comment cela peut se dérouler devraient être imposées, le cas échéant? Veuillez préciser.

Commentaires: Le gouvernement n’a pas besoin de légiférer au niveau du Code criminel canadien les activités reliées au commerce du sexe.

Par contre, les commerces du sexe devraient être soumis aux mêmes règles (municipales, normes du travail, etc.) que les autres commerces. Nous aimerions voir notre gouvernement soutenir des mesures pour favoriser le travail autonome des travailleurs et travailleurs du sexe. Ainsi que des mesures favorisant des coop de travail entre eux.

Nous vous demandons d’appuyer toutes les personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe et leurs clients dans leur droit à un environnement favorable à la santé et à la sécurité.

Comme sexologue, nous soutenons le droit des canadiens à vendre ou acheter des services sexuels.

4. Croyez-vous que le fait de bénéficier financièrement de la prostitution d’un adulte devrait constituer une infraction criminelle? Devrait-il y avoir des exceptions? Veuillez préciser.

Commentaires: Non. Les personnes qui bénéficient des fruits de la prostitution ne devraient pas être criminalisées.

Nous nous portons ici à la défense des personnes suivantes : Les propriétaires, gérants et organisateurs d’événements des agences d’escortes, des salons de massages, des donjons, des bars de danseuses qui permettent les services sexuels, des clubs d’échangistes et soirées sexuelles où des travailleuses du sexe sont employées. Les réceptionnistes, chauffeurs, gardiens de sécurité, employés à l’entretient ménager, fournisseurs de logements et endroits commerciaux aux fins de services sexuels, fournisseurs de services web facilitant la promotion des services sexuels (design, programmation, hébergement, propriétaires et modérateurs des forums de discussion sur les services sexuels), photographes, maquilleuses, coiffeuse, etc. Enfin, je parle également des proches des travailleuses du sexe qui pourraient tirer des bénéfices du travail du sexe : conjoints, enfants, colocataires, amis, etc.

Le Code Criminel Canadien contient déjà des lois adressant les préjudices réels : les agressions physiques et sexuelles, les menaces, le harcèlement, le meurtre, l’extorsion, la traite de personnes et l’exploitation des enfants. Parce que cette protection existe déjà, le Canada n’a pas besoin de loi spéciale pour protéger les femmes, hommes et transgenres adultes qui offrent des services sexuels.

C’est par la promotion de droits et normes du travail, et non par la criminalisation, que les conditions de travail inacceptables devraient être combattues. Par exemple, récemment en Nouvelle-Zélande où la prostitution a été décriminalisée en 2003, une travailleuse du sexe a obtenu une compensation financière pour avoir été victime d’harcèlement sexuel au travail de la part de son patron et ce, en passant par leur équivalent de notre Commission des normes du travail. C’est pourquoi le modèle néozélandais mérite une plus grande considération.

Comme sexologue, nous soutenons le droit des canadiens à vendre ou acheter des services sexuels. 

5. Avez-vous d’autres commentaires que vous souhaitez faire pour éclairer la réponse du gouvernement à l’arrêt Bedford?

Commentaires: Nous sommes préoccupée par l’avenir des canadiens et canadiennes, vendeurs ou acheteurs de services sexuel et vous incitons à collaborer avec les gens œuvrant dans l’industrie du sexe afin de lutter ensemble, non pas sur des violences symboliques discutables, mais sur les violences et préjudices réels – tels que définit par la population que vous cherchez à protéger.

Rappelons-le, c’est une question de vie ou de mort pour les travailleuses du sexe et le Canada a le devoir de faire mieux à cet égard!

Comme sexologue, nous soutenons le droit des canadiens à vendre ou acheter des services sexuels.

6. Écrivez-vous au nom d’une organisation? Si tel est le cas, veuillez fournir le nom de l’organisation et le titre de votre poste ou votre rôle : 

Commentaires: Non.

À propos de l’auteure, Pascale Robitaille M.A. Sexologue en pratique privée depuis 2011.

Membre de l’Association des sexologues du Québec
Membre du Canadian Professional Association for Transgender Health
Membre de l’Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe

Implications à Stella (Montréal) :
2000-2001 Stagiaire (Bac en sexologie, UQAM) et administratrice au conseil d’administration
2001-2004 Présidente du conseil d’administration
2005-2006 Agente de projets
2006-2007 Responsable de la formation
2007-2010 Agente de liaison (travail d’approche des travailleuses du sexe indépendantes et celles travaillant pour les salons de massage, agences d’escortes, bars de danseuses et dans les donjons)
2010-2011 Coordonnatrice à la liaison

 

2002 à 2005 Assistante de recherche pour Colette Parent et Christine Bruckert, professeures au département de Criminologie de l’Université d’Ottawa.

Entrevues de recherche auprès des escortes, masseuses, dominatrices et (non publié) auprès des clients.

1. Parent, C. avec C. Bruckert et P. Robitaille, Les travailleuses du sexe dans les salons de massage et les agences in-call : stigmatisation sociale et organisation du travail,Colloque international francophone, Au-delà du système pénal : l’intégration sociale et professionnelle des personnes judiciarisées, Centre international de criminologie comparée et Association des services de réhabilitation sociale du Québec, (novembre 2002)

2. Bruckert, C., C. Parent et P. Robitaille, Établissements de services érotiques/danse érotique : deux formes de travail marginalisé, Rapport soumis à la Commission du droit du Canada, 2003

29 octobre 2013

Ordre Professionnel des Sexologues du Québec (OPSQ)

OPSQ_communiqué du 25 septembre 2013

Montréal, le 25 septembre 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Entrée en vigueur de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec

La publication des lettres patentes ce 25 septembre 2013 marque la création de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec (OPSQ). La création de l’OPSQ est l’aboutissement de plusieurs années de travaux menés par l’Association des sexologues du Québec et le Regroupement professionnel des sexologues du Québec. Les membres du comité ayant effectués les travaux nécessaires à la création de l’OPSQ se réjouissent de cette réalisation et en sont très fiers.

Rôle de l’OPSQ

L’OPSQ est l’organisme veillant à la protection du public et au maintien et développement des compétences professionnelles de ses membres. L’intégration des sexologues au système professionnel Québécois, par la création de ce nouvel ordre professionnel distinct, annonce donc également la mise en place de mécanismes lui permettant d’assurer son rôle.

Le titre de sexologue est dorénavant réservé, puisque seuls les membres de l’OPSQ pourront porter ce titre. En consultant un sexologue membre de l’OPSQ, le public est assuré de recevoir les services professionnels répondants aux normes de qualité et d’intégrité de la profession.

Secteurs d’activités et champs d’exercices des sexologues

L’exercice de la sexologie consiste à évaluer le comportement et le développement sexuels de la personne, déterminer, recommander et effectuer des interventions et des traitements dans le but de favoriser un meilleur équilibre sexuel chez l’être humain en interaction avec son environnement.

La définition du champ d’exercices réfère, entre autres, à la pratique d’un sexologue qui oeuvre en cabinet privé, en établissement de santé et de services sociaux, en établissement du réseau scolaire, en établissement des services correctionnels ou encore dans les milieux communautaires.

Activités réservées des sexologues

Les sexologues devront obligatoirement être membre de l’OPSQ pour pouvoir pratiquer les activités réservées suivantes :

Évaluer une personne atteinte d’un trouble mental ou neuropsychologique attesté par un diagnostic ou par une évaluation effectuée par un professionnel habilité;

Évaluer un adolescent dans le cadre d’une décision du tribunal en application de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents;

Sous réserve d’une attestation de formation spécifique, le sexologue est autorisé à réaliser l’évaluation des troubles sexuels en partage avec les professionnels habilités à évaluer les troubles mentaux.

La pratique de la psychothérapie est permise aux sexologues qui rencontrent les exigences du règlement sur le permis de psychothérapeute.

Émission des permis de sexologues

La formation universitaire en sexologie est offerte exclusivement à l’Université du Québec à Montréal. Ses diplômés du baccalauréat ou de la maîtrise pourront faire une demande de permis de sexologue.

Conférence de presse à venir

Une conférence de presse est prévue prochainement dans le but de présenter la direction de l’OPSQ, son Conseil d’administration transitoire, ainsi que ses grandes orientations.

Renseignements : Mme Nathalie Côté, sexologue pour l’Ordre professionnel des sexologues du Québec; 514-279-0065

 

 

Pascale Robitaille discute de vaginisme avec le magazine Coach In

L’article a d’abord été publié par Coach In ici.
PAR MÉLANIE_PAQUETTE-MARTIN /  VENDREDI, 11 OCTOBRE 2013

Le vaginisme, un trouble physico-psychologique

Ce problème, qui affecte un grand nombre de femmes, a des effets désastreux sur le couple et sur l’estime de soi. Il demeure pourtant méconnu et s’entoure, encore aujourd’hui, d’un certain malaise.

Les causes du vaginisme sont régulièrement débattues ici et là. Certains prétendent, par exemple, que ce trouble a pour source des douleurs imaginaires. D’autres estiment que celui-ci est exclusivement lié à des dérèglements d’ordre psychologique. À sa base de ce trouble, nous retrouvons néanmoins une complexe combinaison de facteurs physiques et psychiques. « Le vaginisme consiste en un réflexe qui enclenche la fermeture des muscles du plancher pelvien, situés à l’entrée du vagin, explique la sexologue Pascale Robitaille. Bien qu’il repose sur des mécanismes psychologiques, il survient souvent après des expériences physiquement douloureuses. Dans tous les cas, il ne s’agit pas d’un problème imaginaire. »

Hormis le fait qu’il implique toujours un engrenage physique incontrôlable et inconscient, le vaginisme varie d’un cas à un autre. « Pour certaines de mes patientes, la pénétration vaginale est impossible, confie la spécialiste de la Clinique de sexothérapie, située à Montréal. Pour d’autres, l’acte sexuel est difficile et douloureux. Pire encore, quelques-unes de mes clientes ne peuvent plus passer d’examen gynécologique, voire même mettre un tampon hygiénique. » Dans ces cas extrêmes, le simple fait de penser à une pénétration vaginale entraîne la contraction de l’entrée de cet organe.

 

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Bien heureusement, les moyens pour combattre le vaginisme sont très nombreux.

 

Parce qu’il touche aussi bien des jeunes femmes peu à l’aise avec leur corps que des personnes plus âgées, ce trouble engendre des désordres tout aussi divers. « Le vaginisme nuit tout d’abord à la vie sexuelle des personnes affectées, souligne Pascale Robitaille. Il a également des effets terribles sur les couples et sur l’amour propre des conjoints. » La sexologue évoque, par exemple, le cas d’une de ses patientes de 30 ans qui, à cause du vaginisme, a été amenée à se désintéresser totalement du sexe et à rester vierge. Une autre de ses clientes, souffrant de la même sorte de maux, est dans l’impossibilité de procréer.

Apprendre à contrôler ses peurs et ses douleurs

Bien heureusement, les moyens pour combattre le vaginisme sont très nombreux. Il convient toutefois d’opter pour ceux capables de répondre à la sévérité et à la nature du problème rencontré. « Dans certains cas, il faut simplement reprendre graduellement une activité sexuelle, voire même tester des nouvelles positions », avance Pascale Robitaille. La sexologue oriente aussi les personnes souffrantes vers la méditation et les techniques de relaxation pour qu’elles tentent de « vaincre leurs phobies » et qu’elles gèrent mieux leurs émotions et leurs peurs. Il est aussi important d’apprendre à mieux connaître son corps et son être intérieur, le tout en veillant à inclure son partenaire dans le processus de rétablissement.

Puisque le vaginisme repose sur la contraction excessive des muscles du plancher pelvien, il est également recommandé d’apprendre à contrôler ces derniers. Des kits de dilatation sont vendus pour faciliter cette démarche. « Ils existent dans différentes grandeurs et largeurs, explique Pascale Robitaille. L’important est de choisir un kit qui comprend des dilatateurs de petite taille, ce qui permet de se rétablir progressivement, en utilisant des accessoires de plus en plus gros. » Reste que la consultation d’un spécialiste demeure le meilleur moyen pour traiter ses problèmes de façon efficace. La sexologue montréalaise recommande de faire appel aux services d’un physiothérapeute afin de s’atteler à une rééducation physique. Il est cependant difficile d’imaginer une telle démarche sans le travail psychologique devant l’accompagner. Au fond, pour vaincre le vaginisme, il importe autant de dompter son inconscient que d’apprendre à maîtriser son corps.

sexotherapie.ca

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