Pascale Robitaille discute de vaginisme avec le magazine Coach In

L’article a d’abord été publié par Coach In ici.
PAR MÉLANIE_PAQUETTE-MARTIN /  VENDREDI, 11 OCTOBRE 2013

Le vaginisme, un trouble physico-psychologique

Ce problème, qui affecte un grand nombre de femmes, a des effets désastreux sur le couple et sur l’estime de soi. Il demeure pourtant méconnu et s’entoure, encore aujourd’hui, d’un certain malaise.

Les causes du vaginisme sont régulièrement débattues ici et là. Certains prétendent, par exemple, que ce trouble a pour source des douleurs imaginaires. D’autres estiment que celui-ci est exclusivement lié à des dérèglements d’ordre psychologique. À sa base de ce trouble, nous retrouvons néanmoins une complexe combinaison de facteurs physiques et psychiques. « Le vaginisme consiste en un réflexe qui enclenche la fermeture des muscles du plancher pelvien, situés à l’entrée du vagin, explique la sexologue Pascale Robitaille. Bien qu’il repose sur des mécanismes psychologiques, il survient souvent après des expériences physiquement douloureuses. Dans tous les cas, il ne s’agit pas d’un problème imaginaire. »

Hormis le fait qu’il implique toujours un engrenage physique incontrôlable et inconscient, le vaginisme varie d’un cas à un autre. « Pour certaines de mes patientes, la pénétration vaginale est impossible, confie la spécialiste de la Clinique de sexothérapie, située à Montréal. Pour d’autres, l’acte sexuel est difficile et douloureux. Pire encore, quelques-unes de mes clientes ne peuvent plus passer d’examen gynécologique, voire même mettre un tampon hygiénique. » Dans ces cas extrêmes, le simple fait de penser à une pénétration vaginale entraîne la contraction de l’entrée de cet organe.

 

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Bien heureusement, les moyens pour combattre le vaginisme sont très nombreux.

 

Parce qu’il touche aussi bien des jeunes femmes peu à l’aise avec leur corps que des personnes plus âgées, ce trouble engendre des désordres tout aussi divers. « Le vaginisme nuit tout d’abord à la vie sexuelle des personnes affectées, souligne Pascale Robitaille. Il a également des effets terribles sur les couples et sur l’amour propre des conjoints. » La sexologue évoque, par exemple, le cas d’une de ses patientes de 30 ans qui, à cause du vaginisme, a été amenée à se désintéresser totalement du sexe et à rester vierge. Une autre de ses clientes, souffrant de la même sorte de maux, est dans l’impossibilité de procréer.

Apprendre à contrôler ses peurs et ses douleurs

Bien heureusement, les moyens pour combattre le vaginisme sont très nombreux. Il convient toutefois d’opter pour ceux capables de répondre à la sévérité et à la nature du problème rencontré. « Dans certains cas, il faut simplement reprendre graduellement une activité sexuelle, voire même tester des nouvelles positions », avance Pascale Robitaille. La sexologue oriente aussi les personnes souffrantes vers la méditation et les techniques de relaxation pour qu’elles tentent de « vaincre leurs phobies » et qu’elles gèrent mieux leurs émotions et leurs peurs. Il est aussi important d’apprendre à mieux connaître son corps et son être intérieur, le tout en veillant à inclure son partenaire dans le processus de rétablissement.

Puisque le vaginisme repose sur la contraction excessive des muscles du plancher pelvien, il est également recommandé d’apprendre à contrôler ces derniers. Des kits de dilatation sont vendus pour faciliter cette démarche. « Ils existent dans différentes grandeurs et largeurs, explique Pascale Robitaille. L’important est de choisir un kit qui comprend des dilatateurs de petite taille, ce qui permet de se rétablir progressivement, en utilisant des accessoires de plus en plus gros. » Reste que la consultation d’un spécialiste demeure le meilleur moyen pour traiter ses problèmes de façon efficace. La sexologue montréalaise recommande de faire appel aux services d’un physiothérapeute afin de s’atteler à une rééducation physique. Il est cependant difficile d’imaginer une telle démarche sans le travail psychologique devant l’accompagner. Au fond, pour vaincre le vaginisme, il importe autant de dompter son inconscient que d’apprendre à maîtriser son corps.

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